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Le placard aux lutins |
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Par Serge Ledrich |
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La
nuit était tombée depuis un petit moment, et le petit Jonathan, bien au chaud
dans son lit bordé avec amour par sa maman, s’apprêtait à passer une bonne
nuit de sommeil.
Alors qu’il allait bientôt s’endormir, Jonathan sentit comme une petite chose qui s’agitait sur sa couverture. Il alluma sa lampe de chevet pour voir ce qui pouvait bien se trouver sur son lit, et ce qu’il vit le laissa muet de stupéfaction : sur sa couverture se tenait un petit bonhomme pas plus haut que trois pommes, et même d’ailleurs pas plus haut que deux ! Ce petit monsieur était tout barbu et portait un long chapeau pointu, presque aussi long que lui-même ! Ce curieux personnage prit la parole : « Jonathan, je suis le chef des lutins qui peuplent le placard de ta chambre, et si je viens te voir, c’est que nous avons grand besoin de ton aide ! ». Jonathan, qui était toujours plus que surpris par cette apparition (c’est vrai, quoi ! Vous ne seriez pas surpris, vous ?), lui dit : « mais, je ne suis qu’un petit garçon, je ne vois pas comment je pourrais vous aider ! ». Et le chef des lutins de répondre : « Erreur, Jonathan, si pour les tiens tu es encore un petit enfant, pour nous tu es un géant ! ». Et
Arigald, c’était son nom, lui expliqua plus précisément la raison de sa
venue : « Dans notre royaume, l’un des nôtres, Oraguld, s’est
enfermé dans le château où se trouvent toutes nos réserves de nourriture, et
il affirme qu’il ne réouvrira les portes que s’il est nommé chef à ma
place ! Si je suis venu te voir, c’est que déloger Oraguld du château
devrait être pour toi aussi simple qu’un jeu, contrairement pour nous ! » Jonathan,
toujours perplexe, leur dit « Moi je veux bien vous aider, mais comment
s’y rend t’on, dans votre royaume ? » . Et Arigald lui dit
« Oh, c’est très simple » et ce dernier sauta du lit sur le sol,
se dirigea vers le placard, et se mit à bouger les mains dans tous les sens, en
récitant des formules composées d’ « Abracadabra » et
autres « Perlimpinpin » . Enfin, Arigald lui dit « ça y est !
Maintenant ouvre la porte ». (…)
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